Le déficit foncier : effacer son revenu imposable par les travaux
Le déficit foncier permet d'imputer le coût des travaux sur votre revenu global, dans une limite annuelle — un levier puissant pour les biens à rénover.
Statut du dispositif : EN VIGUEUR.
Ce dispositif est actuellement en vigueur (juin 2026). Aucune date de fin n’est fixée à ce jour.
L'essentiel en bref
- Statut : EN VIGUEUR
- Déficit imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an
- La part liée aux intérêts d'emprunt n'est imputable que sur les revenus fonciers
- L'excédent de déficit est reportable pendant 10 ans
- Bonus rénovation énergétique : plafond porté à 21 400 € (à vérifier pour 2026)
Comment fonctionne le déficit foncier ?
En location nue au régime réel, lorsque vos charges déductibles dépassent vos loyers, vous générez un déficit foncier. Ce déficit s'impute sur votre revenu global (salaires, etc.) dans la limite de 10 700 € par an, ce qui réduit directement votre impôt. La fraction du déficit provenant des intérêts d'emprunt ne s'impute, elle, que sur les revenus fonciers.
Si le déficit dépasse 10 700 €, l'excédent — ainsi que la part liée aux intérêts — est reportable sur 10 ans sur vos revenus fonciers futurs.
Le bonus rénovation énergétique
Pour encourager la rénovation des passoires thermiques, le plafond d'imputation a été temporairement doublé à 21 400 € pour les travaux permettant à un logement de sortir des classes E, F ou G du DPE. Ce dispositif renforcé concernait les dépenses engagées sur une période limitée : vérifiez sa reconduction pour 2026 avant de bâtir votre stratégie.